Sans

Les brochets du delta du Danube… Partie 2

Publié le

En préparant notre voyage à Holbina, nous nous étions un peu renseignés sur ce qui nous attendait en terme de pêche. A priori, les densités de brochets sont impressionnantes, et Philippe, qui est déjà venu sur le site, et Sylvain qui travaille sur place, nous ont prévenu qu’il n’est pas rare de prendre plusieurs dizaines de brochets par jour de pêche. Mais entre 2 ou 10 dizaines, la donne n’est pas tout à fait la même.

Pour notre premier jour de pêche, nous ne partons pas très tôt et nous commençons à pêcher vers 7h30 – 8h du matin. Avant nos premiers lancers, je regarde ma montre et annonce l’heure qu’il est à Gaël, histoire de voir au bout de combien de temps notre premier brochet roumain viendra nous rendre visite. Il n’a fallu que 4 lancers à Gaël pour que sont leurre de surface se fasse smasher, et qu’1 minute 30 pour prendre notre premier brochet en photo. Il n’est pas bien gros, mais il nous fait bien plaisir… A ce moment précis, je me dis que ce sera certainement le premier d’une série qui risque d’être longue!

DSC_0139

Mon impression se confirme et nous enchaînons les touches à un rythme fou. Notre guide fait évoluer notre embarcation à environ 20 m de la roselière dans différents plans d’eau, et tout au long de la journée, nous avons l’impression que les brochets sont vraiment serrés!!! Notre première journée s’achève sur un coup du soir encore bien productif et riche en attaques de surface… A notre retour, nous annonçons notre résultat à nos amis photographes qui nous attendent autour d’un verre de vin blanc roumain plutôt agréable. Nous avons attrapés 74 brochets. La taille moyenne est assez faible (60 cm) mais nous avons tout de même pris pas mal de poissons passant les 70 cm et 2 poissons de plus de 80 cm. Une entrée en matière plutôt cool quoi!

IMG_7795

IMG_7805

Les jours suivants, nous continuons à enchaîner les brochets, et petit à petit, nous commençons à ajuster nos méthodes de pêche et à cibler nos techniques en fonction des heures. C’est de l’intensif, car nous pêchons 14 heures par jour! Nous aurons 2 journées incroyables (3ème et 4ème jour de pêche) à plus de 100 poissons (110 et 119!) et  les autres jours sont tout de même très productifs avec 83 poissons le deuxième jour,  et 84 et 76 poissons les deux derniers jours, sachant que nous n’avions plus de guide pour ces deux journées et que c’est Gaël qui s’est occupé de manœuvrer notre bateau. Au total, c’est donc 546 poissons qui sont venus nous rendre visite au bateau! Un chiffre qui restera gravé dans ma mémoire, et qui dépasse de loin toutes mes espérances!

Dès le premier jour de pêche, plusieurs choses nous ont frappé. Tout d’abord, la densité exceptionnelle en brochets bien entendu! Le nombre de touches est tout simplement hallucinant, car il faut prendre en compte que les ratés sont tout de même assez nombreux (plus pour moi que pour Gaël!!!)! Ensuite, ces poissons sont d’une beauté incroyable. Le contraste des couleurs de leur robe est très marqué et ça fait vraiment plaisir de toucher des poissons aussi beaux.

IMG_7967

La taille moyenne est assez faible (environ 60 cm), mais les poissons qui dépassent les 70 cm ont une morphologie incroyable, et un poisson de 85 cm pèse allègrement 6 ou 7 kg. La taille de leur gueule est aussi impressionnante, ce qui nous a d’ailleurs procuré pas mal d’émotions lors de certaines attaques au bateau!

IMG_7906

IMG_7978

DSC_0145

DSC_0185

DSC_0216

IMG_7842

IMG_7917

IMG_7990

Enfin, ces poissons se battent vraiment comme des diables, et les combats avec des poissons de 80 ou 90 sont vraiment impressionnants! Le matériel est franchement mis à rude épreuve, et franchement, se faire dérouiller comme ça, c’est vraiment bon!

DSC_0067

IMG_7790

IMG_7912

DSC_0207
IMG_7865

Des brochets jamais fatigués!

Un de mes plus beaux souvenirs du séjour, c’est un doublé que nous avons fait dans un petit renfoncement dans la roselière où la végétation aquatique était très dense. Nous pêchions chacun d’un coté du bateau, et j’entend Gaël me dire qu’il est pendu avec un gros poisson. J’ai à peine le temps de tourner la tête que j’entend le frein du moulinet hurler à la mort et j’aperçois du coin de l’œil un superbe poisson enchaîner les chandelles sur plusieurs mètres. A ce moment précis, je prends une cartouche abominable sur mon leurre : Ferrage, c’est gros aussi, et je prends un rush de malade! S’en suivra un moment un peu hors du temps où nous sommes tous les deux attelés à des trains qui défendent leur peau comme jamais! Les deux brochets font 90cm, et nous, on a vécu un moment de pêche vraiment intense. Bref, on est heureux quoi!

DSC_0242

Dans la prochaine partie, j’aborderai un peu plus en détail les techniques que nous avons employées lors de ce voyage.

@+ Arnaud

Plus d’infos :

Web : http://www.holbina.ro/ ou retrouver l’actualité du centre sur le page facebook : https://www.facebook.com/holbinatreibibani/timeline

Les brochets du delta du Danube… Partie 1

Publié le

En mai dernier, j’ai eu la chance de partir pour un voyage dans le Delta du Danube en compagnie de Gaël Even avec qui nous avons passé six jours de pêche pour le moins intensifs, et de Philippe Lagabbe, Daniel Nussbaum et Jean-Louis Dressel, tous trois photographes partis en quête des merveilles colorées du Delta. C’est au complexe d’Holbina Trei Bibani que nous avons été reçu pendant une semaine qui restera à jamais pour moi gravée dans ma mémoire de pêcheur comme une aventure extraordinaire. Je vous propose donc une série de quatre articles, dont celui-ci est le premier, qui retraceront notre périple roumain et je l’espère, vous feront l’espace de quelques minutes vous évader au pays des brochets, des roselières immenses, des pélicans et du pygargue à queue blanche…

Le Delta du Danube et le site d’Holbina

Aller pêcher dans le Delta du Danube, ça se mérite. En effet, le voyage pour se rendre sur le site d’Holbina n’est pas de tout repos, et les longues heures de transport en avion, en bus puis en bateau, vous donne déjà l’impression d’aller pêcher au bout du monde… Une fois arrivé en avion à Bucarest, la capitale roumaine, il faut en effet encore 4 à 5 heures de route pour atteindre le Delta et le petit port de qui vous permettra de rallier le site d’Holbina Trei Bibani. Le transport en bus est assuré par l’équipe d’Holbina qui nous a pris en charge dès notre sortie de l’avion.

Pendant ces 5 heures de bus, nous avons découvert un paysage un peu surréaliste, avec une plaine agricole qui s’étend à perte de vue avec des champs de céréales aux dimensions folles (plusieurs centaines d’hectares!).Cette monotonie est un peu déroutante, et on se demande vraiment, au bout de 3 ou 4 heures, ou est-ce qu’on va bien pouvoir pêcher. Une petite pause dans un petit snack en bord de route nous permet de reprendre quelques force en goûtant à la bière locale.

DSC_0050

Arrivé à proximité de Tulcea, le bus traverse l’immense Fleuve Danube, et là, tout change. On rentre dans le delta, les pièces d’eau commencent à se multiplier, les roselières monopolisent de plus en plus le paysage, bref, ça commence à sentir la pêche sérieusement, et la pression commence à monter!

Une fois arrivé au village de Dunavatu De Jos, un autre membre de l’équipe d’Holbina nous accueille avec un petit verre d’alcool local en guise de pot de bienvenue. Cul sec obligatoire, ça réveille et ça fait du bien!

Nous touchons presque au but, mais il faut encore prendre un bateau pendant environ 35 minutes pour atteindre le site d’Holbina. Sur l’eau, nous commençons à toucher du doigt ce qu’est vraiment le Delta du Danube, et à quoi va ressembler le site sur lequel nous allons pêcher pendant 6 jours! Nous empruntons de multiples canaux, c’est un véritable labyrinthe aquatique!

Le Delta du Danube est le deuxième plus grand delta européen après celui de la Volga. Il s’étend sur une superficie de près de 350 000 ha et est classé Réserve de Biosphère par l’UNESCO depuis 1991. C’est un endroit vraiment unique, un endroit qui rend modeste et humble face à la grandeur et à la beauté de la nature qui est reine et qui rythme la vie du Delta.

Danube_delta_chart

Guépiers

Guêpier – photo Daniel Nussbaum

pélicans

Pélicans – Photo Daniel Nussbaum

Pygargue

Le Pygargue à queue blanche, roi du Delta – Photo Daniel Nussbaum

Le site d’Holbina Trei Bibani propose des prestations de très haute qualité pour les pêcheurs qui viennent y passer quelques jours. Les chambres sont confortables et spacieuses, le cadre est très agréable et l’intendance est parfaitement gérée. En gros, une fois arrivé sur le site, notre seule préoccupation n’a été que de pêcher! A ce propos, les équipements sont eux aussi à la hauteur  car le complexe dispose de 18 bateaux pour la pêche, très spacieux (6,50 de longueur!!!) qui permettent de pêcher dans de bonnes conditions. Les pêcheurs sont systématiquement accompagné par un guide qui pilotera le bateau tout au long de la journée, et au besoin décrochera les brochets capturés.

DSC_0108

Le site d’Holbina Trei Bibani

bateaux

Les bateaux de pêche

Après une bonne nuit de sommeil, nous découvrons enfin le site sur lequel nous allons pêcher pendant 6 jours. D’une superficie de 1260 ha, le site de pêche est constitué d’une multitude de canaux qui mènent dans une trentaine de plans d’eau à la taille et à la morphologie très variées. La roselière est omniprésente est forme un dédale impressionnant. Il y a franchement de quoi se perdre, et la présence du guide sur le bateau est un plus indéniable. Ce qui est assez surprenant, c’est que bien que proches les uns des autres, les plans d’eau sont différents, que ce soit au niveau de leur profondeur moyenne, de la végétation aquatique qui les compose ou encore leur prise au vent. Ainsi, pendant 6 jours, nous n’avons à aucun moment ressenti de monotonie, et chaque jour nous découvrions de nouveaux sites, plus prometteurs les uns que les autres.

Holbina_map

DSC_0057

DSC_0104

DSC_0142

DSC_0141

Enfin, pour conclure sur ce chapitre, ce qui frappe vraiment lorsque l’on pêche sur le site d’Holbina, c’est la richesse infinie du milieu. la végétation aquatique est exubérante et d’une diversité incroyable. Sous l’eau, ça grouille littéralement de vie, la quantité de poissons poissons blancs est impressionnante, et puis il y a les carpes, les amours blancs, et bien entendu, les brochets… mais ça, nous y reviendrons très vite dans le prochain épisode!

IMG_7952

IMG_7885

DSC_0059

@+ Arnaud

Plus d’infos :

Web : http://www.holbina.ro/ ou retrouver l’actualité du centre sur le page facebook : https://www.facebook.com/holbinatreibibani/timeline

Soyez echo-logiques : Organisez vos écrans!

Publié le Mis à jour le

Figure5

En matière d’échosondeurs, le matériel accessible pour les pêcheurs a évolué très rapidement au cours des dernières années. Ainsi, au-delà des technologies de détection et d’imagerie qui sont de plus en plus précises et performantes, les échosondeurs « nouvelle génération » ne ressemble plus vraiment à leurs ancêtres d’il y a quelques années. Les commandes sont beaucoup plus intuitives, notamment depuis l’apparition des technologies tactiles, et les écrans ont tendances à devenir de plus en plus grands. Au-delà du confort que peu représenter la lecture sur un grand écran, la taille de ce dernier est aussi importante pour permettre de visualiser simultanément plusieurs informations. On gagne alors ainsi en efficacité, que ce soit en action de pêche ou bien en phase de repérage. Je vous propose de vous présenter les différentes configurations d’écran que j’utilise régulièrement en fonction des situations dans lesquelles je me trouve.

(Cliquez sur l’image pour télécharger au format .pdf)

 

 

Publié dans Planète Carnassiers n°18 : Juin – Juillet – Août 2014

@+ Arnaud