Les brochets du delta du Danube… Partie 2

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En préparant notre voyage à Holbina, nous nous étions un peu renseignés sur ce qui nous attendait en terme de pêche. A priori, les densités de brochets sont impressionnantes, et Philippe, qui est déjà venu sur le site, et Sylvain qui travaille sur place, nous ont prévenu qu’il n’est pas rare de prendre plusieurs dizaines de brochets par jour de pêche. Mais entre 2 ou 10 dizaines, la donne n’est pas tout à fait la même.

Pour notre premier jour de pêche, nous ne partons pas très tôt et nous commençons à pêcher vers 7h30 – 8h du matin. Avant nos premiers lancers, je regarde ma montre et annonce l’heure qu’il est à Gaël, histoire de voir au bout de combien de temps notre premier brochet roumain viendra nous rendre visite. Il n’a fallu que 4 lancers à Gaël pour que sont leurre de surface se fasse smasher, et qu’1 minute 30 pour prendre notre premier brochet en photo. Il n’est pas bien gros, mais il nous fait bien plaisir… A ce moment précis, je me dis que ce sera certainement le premier d’une série qui risque d’être longue!

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Mon impression se confirme et nous enchaînons les touches à un rythme fou. Notre guide fait évoluer notre embarcation à environ 20 m de la roselière dans différents plans d’eau, et tout au long de la journée, nous avons l’impression que les brochets sont vraiment serrés!!! Notre première journée s’achève sur un coup du soir encore bien productif et riche en attaques de surface… A notre retour, nous annonçons notre résultat à nos amis photographes qui nous attendent autour d’un verre de vin blanc roumain plutôt agréable. Nous avons attrapés 74 brochets. La taille moyenne est assez faible (60 cm) mais nous avons tout de même pris pas mal de poissons passant les 70 cm et 2 poissons de plus de 80 cm. Une entrée en matière plutôt cool quoi!

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Les jours suivants, nous continuons à enchaîner les brochets, et petit à petit, nous commençons à ajuster nos méthodes de pêche et à cibler nos techniques en fonction des heures. C’est de l’intensif, car nous pêchons 14 heures par jour! Nous aurons 2 journées incroyables (3ème et 4ème jour de pêche) à plus de 100 poissons (110 et 119!) et  les autres jours sont tout de même très productifs avec 83 poissons le deuxième jour,  et 84 et 76 poissons les deux derniers jours, sachant que nous n’avions plus de guide pour ces deux journées et que c’est Gaël qui s’est occupé de manœuvrer notre bateau. Au total, c’est donc 546 poissons qui sont venus nous rendre visite au bateau! Un chiffre qui restera gravé dans ma mémoire, et qui dépasse de loin toutes mes espérances!

Dès le premier jour de pêche, plusieurs choses nous ont frappé. Tout d’abord, la densité exceptionnelle en brochets bien entendu! Le nombre de touches est tout simplement hallucinant, car il faut prendre en compte que les ratés sont tout de même assez nombreux (plus pour moi que pour Gaël!!!)! Ensuite, ces poissons sont d’une beauté incroyable. Le contraste des couleurs de leur robe est très marqué et ça fait vraiment plaisir de toucher des poissons aussi beaux.

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La taille moyenne est assez faible (environ 60 cm), mais les poissons qui dépassent les 70 cm ont une morphologie incroyable, et un poisson de 85 cm pèse allègrement 6 ou 7 kg. La taille de leur gueule est aussi impressionnante, ce qui nous a d’ailleurs procuré pas mal d’émotions lors de certaines attaques au bateau!

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Enfin, ces poissons se battent vraiment comme des diables, et les combats avec des poissons de 80 ou 90 sont vraiment impressionnants! Le matériel est franchement mis à rude épreuve, et franchement, se faire dérouiller comme ça, c’est vraiment bon!

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Des brochets jamais fatigués!

Un de mes plus beaux souvenirs du séjour, c’est un doublé que nous avons fait dans un petit renfoncement dans la roselière où la végétation aquatique était très dense. Nous pêchions chacun d’un coté du bateau, et j’entend Gaël me dire qu’il est pendu avec un gros poisson. J’ai à peine le temps de tourner la tête que j’entend le frein du moulinet hurler à la mort et j’aperçois du coin de l’œil un superbe poisson enchaîner les chandelles sur plusieurs mètres. A ce moment précis, je prends une cartouche abominable sur mon leurre : Ferrage, c’est gros aussi, et je prends un rush de malade! S’en suivra un moment un peu hors du temps où nous sommes tous les deux attelés à des trains qui défendent leur peau comme jamais! Les deux brochets font 90cm, et nous, on a vécu un moment de pêche vraiment intense. Bref, on est heureux quoi!

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Dans la prochaine partie, j’aborderai un peu plus en détail les techniques que nous avons employées lors de ce voyage.

@+ Arnaud

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Les brochets du delta du Danube… Partie 1

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En mai dernier, j’ai eu la chance de partir pour un voyage dans le Delta du Danube en compagnie de Gaël Even avec qui nous avons passé six jours de pêche pour le moins intensifs, et de Philippe Lagabbe, Daniel Nussbaum et Jean-Louis Dressel, tous trois photographes partis en quête des merveilles colorées du Delta. C’est au complexe d’Holbina Trei Bibani que nous avons été reçu pendant une semaine qui restera à jamais pour moi gravée dans ma mémoire de pêcheur comme une aventure extraordinaire. Je vous propose donc une série de quatre articles, dont celui-ci est le premier, qui retraceront notre périple roumain et je l’espère, vous feront l’espace de quelques minutes vous évader au pays des brochets, des roselières immenses, des pélicans et du pygargue à queue blanche…

Le Delta du Danube et le site d’Holbina

Aller pêcher dans le Delta du Danube, ça se mérite. En effet, le voyage pour se rendre sur le site d’Holbina n’est pas de tout repos, et les longues heures de transport en avion, en bus puis en bateau, vous donne déjà l’impression d’aller pêcher au bout du monde… Une fois arrivé en avion à Bucarest, la capitale roumaine, il faut en effet encore 4 à 5 heures de route pour atteindre le Delta et le petit port de qui vous permettra de rallier le site d’Holbina Trei Bibani. Le transport en bus est assuré par l’équipe d’Holbina qui nous a pris en charge dès notre sortie de l’avion.

Pendant ces 5 heures de bus, nous avons découvert un paysage un peu surréaliste, avec une plaine agricole qui s’étend à perte de vue avec des champs de céréales aux dimensions folles (plusieurs centaines d’hectares!).Cette monotonie est un peu déroutante, et on se demande vraiment, au bout de 3 ou 4 heures, ou est-ce qu’on va bien pouvoir pêcher. Une petite pause dans un petit snack en bord de route nous permet de reprendre quelques force en goûtant à la bière locale.

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Arrivé à proximité de Tulcea, le bus traverse l’immense Fleuve Danube, et là, tout change. On rentre dans le delta, les pièces d’eau commencent à se multiplier, les roselières monopolisent de plus en plus le paysage, bref, ça commence à sentir la pêche sérieusement, et la pression commence à monter!

Une fois arrivé au village de Dunavatu De Jos, un autre membre de l’équipe d’Holbina nous accueille avec un petit verre d’alcool local en guise de pot de bienvenue. Cul sec obligatoire, ça réveille et ça fait du bien!

Nous touchons presque au but, mais il faut encore prendre un bateau pendant environ 35 minutes pour atteindre le site d’Holbina. Sur l’eau, nous commençons à toucher du doigt ce qu’est vraiment le Delta du Danube, et à quoi va ressembler le site sur lequel nous allons pêcher pendant 6 jours! Nous empruntons de multiples canaux, c’est un véritable labyrinthe aquatique!

Le Delta du Danube est le deuxième plus grand delta européen après celui de la Volga. Il s’étend sur une superficie de près de 350 000 ha et est classé Réserve de Biosphère par l’UNESCO depuis 1991. C’est un endroit vraiment unique, un endroit qui rend modeste et humble face à la grandeur et à la beauté de la nature qui est reine et qui rythme la vie du Delta.

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Guépiers

Guêpier – photo Daniel Nussbaum

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Pélicans – Photo Daniel Nussbaum

Pygargue

Le Pygargue à queue blanche, roi du Delta – Photo Daniel Nussbaum

Le site d’Holbina Trei Bibani propose des prestations de très haute qualité pour les pêcheurs qui viennent y passer quelques jours. Les chambres sont confortables et spacieuses, le cadre est très agréable et l’intendance est parfaitement gérée. En gros, une fois arrivé sur le site, notre seule préoccupation n’a été que de pêcher! A ce propos, les équipements sont eux aussi à la hauteur  car le complexe dispose de 18 bateaux pour la pêche, très spacieux (6,50 de longueur!!!) qui permettent de pêcher dans de bonnes conditions. Les pêcheurs sont systématiquement accompagné par un guide qui pilotera le bateau tout au long de la journée, et au besoin décrochera les brochets capturés.

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Le site d’Holbina Trei Bibani

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Les bateaux de pêche

Après une bonne nuit de sommeil, nous découvrons enfin le site sur lequel nous allons pêcher pendant 6 jours. D’une superficie de 1260 ha, le site de pêche est constitué d’une multitude de canaux qui mènent dans une trentaine de plans d’eau à la taille et à la morphologie très variées. La roselière est omniprésente est forme un dédale impressionnant. Il y a franchement de quoi se perdre, et la présence du guide sur le bateau est un plus indéniable. Ce qui est assez surprenant, c’est que bien que proches les uns des autres, les plans d’eau sont différents, que ce soit au niveau de leur profondeur moyenne, de la végétation aquatique qui les compose ou encore leur prise au vent. Ainsi, pendant 6 jours, nous n’avons à aucun moment ressenti de monotonie, et chaque jour nous découvrions de nouveaux sites, plus prometteurs les uns que les autres.

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Enfin, pour conclure sur ce chapitre, ce qui frappe vraiment lorsque l’on pêche sur le site d’Holbina, c’est la richesse infinie du milieu. la végétation aquatique est exubérante et d’une diversité incroyable. Sous l’eau, ça grouille littéralement de vie, la quantité de poissons poissons blancs est impressionnante, et puis il y a les carpes, les amours blancs, et bien entendu, les brochets… mais ça, nous y reviendrons très vite dans le prochain épisode!

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@+ Arnaud

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Soyez echo-logiques : La foire aux questions

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Cela fait déjà un petit moment que j’ai la chance de vous proposer cette rubrique sur les échosondeurs, et vous êtes nombreux à me contacter sur internet pour me poser vos questions ou me demander des compléments d’information. Il y a des questions qui reviennent très souvent, concernant notamment les réglages de base des machines et l’interprétation des éléments qui s’affichent à l’écran. Même si chaque situation de pêche est unique, il existe quelques règles simples qui permettent d’utiliser efficacement votre échosondeur. C’est pourquoi j’ai choisi pour ce nouveau numéro de Planète Carnassiers de répondre à 3 questions qui me sont régulièrement posées sur la détection primaire, à la manière d’une rubrique F.A.Q.

Cliquez sur l’image ci-dessous pour télécharger au format pdf.

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Publié dans Planète Carnassiers n°21 : Mars – Avril –  Mai 2015

@+ Arnaud

Soyez Echo-logiques! : Echosondeurs, formez vous!

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A chaque numéro de Planète Carnassiers, j’essaie au travers de cette rubrique de faire comprendre le plus simplement possible l’utilité et l’utilisation d’appareils qui deviennent, tout au moins aux yeux d’une grande majorité, de plus en plus compliqués ! Il est vrai que l’évolution vertigineuse des technologies d’imagerie subaquatique et de cartographie ne rend pas la tache facile aux pêcheurs de carnassiers. Comment différencier ce qui est vraiment important de ce qui ne sera jamais utile en situation de pêche ? La meilleure solution reste encore de se former comme il faut à l’utilisation des sondeurs, comme on pourrait le faire pour apprendre à servir d’un instrument de musique ou d’un nouveau logiciel sur son ordinateur. Je vais donc vous présenter différentes possibilités pour vous former à une utilisation efficace de votre échosondeur.

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Publié dans Planète Carnassiers n°20 : Décembre – Janvier –  Février 2015

@+ Arnaud

Vite fait…bien fait!

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Dans le dernier numéro de Planète Carnassiers, je vous ai parlé de l’importance de la vitesse de récupération des leurres pour la pêche du brochet. Dans une autre mesure, j’attache aussi beaucoup d’importance à la vitesse de mes leurres pour le sandre, notamment en verticale. Lorsqu’on évoque cette technique, la première chose qui vient à l’esprit, c’est l’image d’un bateau totalement statique et d’un pêcheur qui l’est tout autant. Et pourtant, de nombreuses situations m’ont démonté qu’imprimer une vitesse importante à mes dérives m’apportait des touches alors qu’une approche plus classique restait infructueuse. Voici donc quelques pistes qui feront peut-être évoluer votre approche pour leurrer ce poisson si intriguant et facétieux qu’est le sandre.

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Publié dans Planète Carnassiers n°20 : Décembre – Janvier – Février 2015

@+ Arnaud

#Jesuischarlie

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Bonne année 2015!

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A tous et à toutes, je vous souhaite une excellente année 2015 pleine de réussite et de bonheur!

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@+ Arnaud