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Holbina Trei Bibani, là où la réalité surpasse les rêves

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Faire un voyage de pêche, c’est toujours une expérience à part, la découverte de nouveaux lieux, de nouvelles situations, et l’espoir d’assouvir ses rêves halieutiques les plus fous… En mai dernier, j’ai eu la chance de partir pour une semaine de pêche dans le Delta du Danube, accompagné de Gaël Even et de trois amis photographes venus pour immortaliser les beautés sauvages de ce site unique au monde. Avant de partir, je ne connaissait rien de notre destination, mis à part ce que m’en avait raconter Philippe Lagabbe, l’un des trois photographes de notre expédition, qui s’est rendu de nombreuses fois dans le Delta. Et les quelques échanges que j’ai pu avoir avec lui m’ont rapidement donné la sensation que ce voyage allait être une aventure unique, tant sur le plan de la pêche que sur le plan humain. Philippe m’a souvent dit qu’on ne revient jamais complètement du Delta… Aujourd’hui, je comprend ce qu’il voulait me dire, et j’ai moi même laisser une part de moi dans ces roselières immenses, une part de rêve et d’imaginaire qui me lie désormais au Delta et qui m’appelle depuis à y retourner. Je vous invite à me suivre dans un pays où la pêche du brochet prend une toute autre dimension.

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Article publié dans Planète Carnassiers n°23 : Septembre – Octobre – Novembre 2015

@+ Arnaud

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Les Brochets du Delta… Partie 3

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Avec la densité de brochets vraiment exceptionnelle présente sur le site d’Holbina,il y a peu de chance de passer totalement,t au travers de la pêche et la bredouille semble quasiment impossible! Cependant, il existe une nette différence entre prendre des brochets et prendre BEAUCOUP de brochets!

Classiquement, à l’époque où nous nous sommes rendus dans le Delta, les clients d’Holbina pêchent le matin dès le levé du jour jusqu’à midi, et reprennent la pêche vers 17h jusqu’au coup du soir. En effet, la mi-journée n’est pas le moment où les poissons semblent être les plus actifs. Mais avec Gaël, nous avons vraiment voulu optimiser notre séjour en pêchant tout au long de la journée (14h par jour!). Il a donc fallu s’adapter aux conditions du moment pour tirer notre épingle du jeu et attraper régulièrement des brochets tout au long de la journée.

Ce qui nous a rapidement frappé, c’est les changements radicaux du comportement des poissons tout au long de la journée. En clair, si nous nous étions limités à pratiquer toujours les mêmes techniques, nous aurions eu de gros moments de vides dans nos journées de pêche. Ce comportement très changeant des poissons était d’ailleurs très intéressant, car même si les brochets sont vraiment très nombreux, il ne suffit pas d’accrocher n’importe quoi au bout de la canne pour être sur de prendre un poisson tous les trois lancers. Une recherche technique était nécessaire, et il faut avouer qu’à ce jeux là, Gaël est vraiment une machine!

Nos journées de pêche commençaient à 5h du matin, au levé du jour. Pendant les 2-3 premières heures de pêche, la technique reine était vraiment la pêche au leurre de surface. Enchaîner les touches au stickbait dès l’aube, il faut avouer qu’il y a pire pour commencer une journée de pêche. C’est le genre de réveil que j’aimerai avoir tous les matins! En fonction des jours, les modèles les plus efficaces n’étaient pas forcément les mêmes, et la sonorité avait notamment l’air d’avoir une grande importance. Durant notre séjour, les Stickbaits qui ont eut le plus de succès ont été le Sammy de Lucky Craft, le Super Spook de Heddon,  le Chatter Beast de Illex et le Ghost Walker de Sébile.

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Dès que la luminosité commençait à augmenter, les touches au leurre de surface se faisaient plus rares, pour ne pas dire inexistantes. Les poissons avaient tendance à quitter la pleine eau pour rejoindre les roselières, et il fallait alors changer son approche pour obtenir des touches régulières. Dans ces conditions, l’emploi de leurres souples montés en texan était vraiment efficace et nous permettait d’aller chercher les brochets là où ils étaient. Compte-tenu de la cadence des touches, il fallait que nos leurres soient robustes et aussi avoir un peu de stock! La taille qui allait vraiment bien était les 4 – 5 pouces. Concernant les modèles que nous utilisions, les Stoop Shad et les Pulse Shad de Berkley et les Zander Pro Shad 14 cm et les Tiddler Fast de Fox Rage ont fait la différence. A noter aussi que je me suis aussi bien régaler en pêchant dans les roselières à la grenouille. En effet, les batraciens se comptent par millions à Holbina et font partie intégrante du régime alimentaire des brochets!

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Dans l’après-midi, lorsque la luminosité était à son maximum, la situation avait tendance à changer de nouveau. Généralement, le vent commençait à se lever, et là, c’était le moment pour faire de grandes dérives au spinerbait. Nous avons vraiment réussi à réaliser de belles séries grâce à cette technique. Niveau Spiner, il fallait choisir du solide aussi, car ils étaient vraiment très sollicités. Et même avec des modèles fiables, au bout de plusieurs dizaines de brochets, l’armature finissait par casser! Nous privilégions aussi les modèles assez lourds (21gr) qui nous permettaient de faire des récupérations très rapides.  Sinon, Gaël a eu aussi de très bon résultats à la cuillère ondulante (Onduspoon Sébile) et aussi à la cuillère tournante, un leurre à emporter à coup sûr à Holbina!

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Compte tenu de la végétation aquatique vraiment abondante à cette période de l’année, nous avons peu pêcher au leurre dur… Nous avons cependant eu de bons résultats au swimbait, et Gaël s’est essayé à plusieurs reprises avec des big baits peu plongeant histoire de voir si ça sélectionnait un peu la taille. Il capturera grâce à un gros jerk Abu Garcia le plus gros brochet de notre séjour. Cependant, les autres touches qu’il a enregistré avec ce type de leurre ne permettent pas de dire que la taille du leurre permettait de trier la taille des brochets. Un peu plus tard en saison, l’équipe du complexe Holbina faucarde régulièrement les plans d’eau et les canaux, ce qui doit permettre l’utilisation plus régulières de gros jerkbaits notamment. Aux dires de Sylvain, cette technique fonctionne vraiment bien. J’imagine aussi qu’elle doit permettre de bon résultats en automne ou en hiver, quand la végétation aquatique redescend un peu.

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Enfin, dès que la luminosité commençait à redescendre et que le coup du soir approchait, nous ressortions nos leurres de surface, pour notre plus grand plaisir! En plus des Stickbaits, nous avons aussi réussi à provoquer de belles attaques sur des Buzzbait et des Poppers!

Bref, vous l’aurez compris, nous avons explorer de nombreuses possibilités techniques tout au long de notre séjour, ce qui nous a permis de prendre des poissons quasi sans interruption tout au long de la journée. C’est un véritable bonheur de faire ce type d’ajustement techniques sur des eaux aussi poissonneuses, car les touches ne sont font pas attendre dès lors que vous avez  trouvé le bon truc. Si je devais retourner à Holbina, je pense que mes boites de leurres seraient un peu différentes, encore plus « optimisées » et pleines de friandises, dont certaines que les brochets d’Holbina n’ont sans doute encore jamais vu!

Sur ce, je vous donne rendez-vous prochainement pour la dernière partie de mon aventure dans le Delta du Danube.

@+ Arnaud

Plus d’infos :

Web : http://www.holbina.ro/ ou retrouver l’actualité du centre sur le page facebook : https://www.facebook.com/holbinatreibibani/timeline

Pour toute infos concernant Holbina trei Bibani (réservation, période de pêche, accueil…), vous pouvez contacter directement Sylvain Remetter :

Mail: sylvain_remetter@yahoo.fr
Tel : 0040 769 030 601

Les brochets du delta du Danube… Partie 2

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En préparant notre voyage à Holbina, nous nous étions un peu renseignés sur ce qui nous attendait en terme de pêche. A priori, les densités de brochets sont impressionnantes, et Philippe, qui est déjà venu sur le site, et Sylvain qui travaille sur place, nous ont prévenu qu’il n’est pas rare de prendre plusieurs dizaines de brochets par jour de pêche. Mais entre 2 ou 10 dizaines, la donne n’est pas tout à fait la même.

Pour notre premier jour de pêche, nous ne partons pas très tôt et nous commençons à pêcher vers 7h30 – 8h du matin. Avant nos premiers lancers, je regarde ma montre et annonce l’heure qu’il est à Gaël, histoire de voir au bout de combien de temps notre premier brochet roumain viendra nous rendre visite. Il n’a fallu que 4 lancers à Gaël pour que sont leurre de surface se fasse smasher, et qu’1 minute 30 pour prendre notre premier brochet en photo. Il n’est pas bien gros, mais il nous fait bien plaisir… A ce moment précis, je me dis que ce sera certainement le premier d’une série qui risque d’être longue!

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Mon impression se confirme et nous enchaînons les touches à un rythme fou. Notre guide fait évoluer notre embarcation à environ 20 m de la roselière dans différents plans d’eau, et tout au long de la journée, nous avons l’impression que les brochets sont vraiment serrés!!! Notre première journée s’achève sur un coup du soir encore bien productif et riche en attaques de surface… A notre retour, nous annonçons notre résultat à nos amis photographes qui nous attendent autour d’un verre de vin blanc roumain plutôt agréable. Nous avons attrapés 74 brochets. La taille moyenne est assez faible (60 cm) mais nous avons tout de même pris pas mal de poissons passant les 70 cm et 2 poissons de plus de 80 cm. Une entrée en matière plutôt cool quoi!

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Les jours suivants, nous continuons à enchaîner les brochets, et petit à petit, nous commençons à ajuster nos méthodes de pêche et à cibler nos techniques en fonction des heures. C’est de l’intensif, car nous pêchons 14 heures par jour! Nous aurons 2 journées incroyables (3ème et 4ème jour de pêche) à plus de 100 poissons (110 et 119!) et  les autres jours sont tout de même très productifs avec 83 poissons le deuxième jour,  et 84 et 76 poissons les deux derniers jours, sachant que nous n’avions plus de guide pour ces deux journées et que c’est Gaël qui s’est occupé de manœuvrer notre bateau. Au total, c’est donc 546 poissons qui sont venus nous rendre visite au bateau! Un chiffre qui restera gravé dans ma mémoire, et qui dépasse de loin toutes mes espérances!

Dès le premier jour de pêche, plusieurs choses nous ont frappé. Tout d’abord, la densité exceptionnelle en brochets bien entendu! Le nombre de touches est tout simplement hallucinant, car il faut prendre en compte que les ratés sont tout de même assez nombreux (plus pour moi que pour Gaël!!!)! Ensuite, ces poissons sont d’une beauté incroyable. Le contraste des couleurs de leur robe est très marqué et ça fait vraiment plaisir de toucher des poissons aussi beaux.

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La taille moyenne est assez faible (environ 60 cm), mais les poissons qui dépassent les 70 cm ont une morphologie incroyable, et un poisson de 85 cm pèse allègrement 6 ou 7 kg. La taille de leur gueule est aussi impressionnante, ce qui nous a d’ailleurs procuré pas mal d’émotions lors de certaines attaques au bateau!

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Enfin, ces poissons se battent vraiment comme des diables, et les combats avec des poissons de 80 ou 90 sont vraiment impressionnants! Le matériel est franchement mis à rude épreuve, et franchement, se faire dérouiller comme ça, c’est vraiment bon!

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Des brochets jamais fatigués!

Un de mes plus beaux souvenirs du séjour, c’est un doublé que nous avons fait dans un petit renfoncement dans la roselière où la végétation aquatique était très dense. Nous pêchions chacun d’un coté du bateau, et j’entend Gaël me dire qu’il est pendu avec un gros poisson. J’ai à peine le temps de tourner la tête que j’entend le frein du moulinet hurler à la mort et j’aperçois du coin de l’œil un superbe poisson enchaîner les chandelles sur plusieurs mètres. A ce moment précis, je prends une cartouche abominable sur mon leurre : Ferrage, c’est gros aussi, et je prends un rush de malade! S’en suivra un moment un peu hors du temps où nous sommes tous les deux attelés à des trains qui défendent leur peau comme jamais! Les deux brochets font 90cm, et nous, on a vécu un moment de pêche vraiment intense. Bref, on est heureux quoi!

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Dans la prochaine partie, j’aborderai un peu plus en détail les techniques que nous avons employées lors de ce voyage.

@+ Arnaud

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Pareloup, joyaux du Lévézou

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Depuis bien longtemps, les eaux claires de Pareloup font parler d’elles chez les pêcheurs. Et pour cause, on peut y pratiquer toutes les pêches : Celles des poissons blancs (coup, anglaise, quiver, carpe) mais aussi et surtout elles des carnassiers qui ont fait la réputation du lac. J’ai souvenir d’articles halieutiques lorsque j’étais adolescent où il était déjà question des brochets géants de Pareloup, des montres de plus d’1,20 mètre ! Et près de 20 ans plus tard, cette réputation perdure et Pareloup est sans aucun doute l’une des meilleures destinations du Sud-Ouest de la France pour espérer attraper un brochet record. Mais le brochet n’est pas le seul carnassier que l’on peut espérer capturer à Pareloup. Le sandre et la perche sont deux espèces elles-aussi très bien représentées et particulièrement recherchées. Mais sur une étendue de plus de 1000 ha, obtenir de bons résultats n’est pas chose facile. Voici donc quelques clés  qui vous permettront, je l’espère, de croiser le carbone avec les carnassiers de Pareloup

 

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Publié dans Planète Carnassiers n°13 – Mars Avril Mai 2013

@+ Arnaud

Le barrage de Sarrans au fil des saisons

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Il existe des sites de pêche qui sont particuliers aux yeux des pêcheurs que nous sommes. Ce genre de lieux où l’on va et retourne dès qu’on en a l’occasion, juste parce qu’on s’y sent bien et qu’on y vit pleinement sa passion. Le lac de Sarrans est pour moi l’un de ces endroits magiques où j’aime me rendre pour pêcher le carnassier. Grâce à ses mensurations de géant, son environnement préservé, la diversité de ses postes de pêche et surtout à la qualité de son cheptel piscicole, ce plan d’eau magnifique me rappelle à chaque sortie pourquoi j’aime autant la pêche. Je vous propose de vous faire découvrir ce lac magnifique, en espérant vous apporter quelques informations utiles et vous donnez envie de venir y pêcher.

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Publié dans PLANÈTE CARNASSIERS N° 3 – Septembre Octobre Novembre 2010

@+ Arnaud