Roumanie

Holbina Trei Bibani, là où la réalité surpasse les rêves

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Faire un voyage de pêche, c’est toujours une expérience à part, la découverte de nouveaux lieux, de nouvelles situations, et l’espoir d’assouvir ses rêves halieutiques les plus fous… En mai dernier, j’ai eu la chance de partir pour une semaine de pêche dans le Delta du Danube, accompagné de Gaël Even et de trois amis photographes venus pour immortaliser les beautés sauvages de ce site unique au monde. Avant de partir, je ne connaissait rien de notre destination, mis à part ce que m’en avait raconter Philippe Lagabbe, l’un des trois photographes de notre expédition, qui s’est rendu de nombreuses fois dans le Delta. Et les quelques échanges que j’ai pu avoir avec lui m’ont rapidement donné la sensation que ce voyage allait être une aventure unique, tant sur le plan de la pêche que sur le plan humain. Philippe m’a souvent dit qu’on ne revient jamais complètement du Delta… Aujourd’hui, je comprend ce qu’il voulait me dire, et j’ai moi même laisser une part de moi dans ces roselières immenses, une part de rêve et d’imaginaire qui me lie désormais au Delta et qui m’appelle depuis à y retourner. Je vous invite à me suivre dans un pays où la pêche du brochet prend une toute autre dimension.

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Article publié dans Planète Carnassiers n°23 : Septembre – Octobre – Novembre 2015

@+ Arnaud

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Les brochets du Delta du Danube… Partie 4

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Pour cette quatrième et dernière partie du récit retraçant mon voyage dans le Delta du Danube, je ne parlerai pas de pêche ou de brochets, les trois articles précédents ayant largement traité ce sujet.

Pour conclure, j’ai en effet choisi de vous parler un peu de mes partenaires de voyage. A mes yeux, une passion est vraiment belle que si elle est partagée, et mon voyage à Holbina n’aurait pas été aussi beau si je l’avais vécu seul.

En premier lieu, je veux profiter de l’occasion pour remercier Philippe Lagabbe, qui m’a proposer de l’accompagner dans cette aventure. Philippe, c’est un ami, un vrai, et j’ai souvent l’habitude de dire, avec un brin d’humour, que c’est mon « père spiritueux ». Le Bison comme on l’appelle, fait partie de cette catégorie d’amis indéfectibles que vous pouvez ne pas voir pendant 5 ans et avec qui vous reprenez les choses exactement là où vous les avez laissé dès que vous vous revoyez. Philippe, c’est un mec extrême, qui vit tout à 200%, un passionné addictif qui a eu plusieurs vies, entre la pêche de la carpe, l’investissement associatif et aujourd’hui la photographie qui l’habite littéralement. Vivre un tel voyage avec un mec comme Philippe, ça a été pour moi plus qu’un plaisir, car avec un mec de cette trempe, la pêche devient secondaire… c’est l’amitié et la passion à l’état pure qui prennent le pas!

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Philippe Lagabbe, « Le bison »

Je ne peux pas non plus conclure mon récit sans parlé un peu de Gaël Even avec qui j’ai passé la majeure partie de mon temps à Holbina. Lorsque j’ai proposé à Philippe que Gaël nous accompagne dans le Delta, je n’avais aucun doute sur le fait que niveau pêche, ça le ferai! Je connais Gaël depuis quelques années, et j’ai plusieurs fois pêcher avec lui dans le cadre de ses interventions pour le BPJEPS pêche de loisir de la MFR de Naucelle et pour les stages de spécialisation « pêche aux carnassiers » qu’il vient faire en Aveyron chaque année. Mais lorsqu’on passe une semaine non stop à deux, il n’y a pas que la pêche qui compte. En Roumanie, j’ai bien entendu eu confirmation que Gaël est vraiment un très grand pêcheur, et sans lui, nos résultats auraient été nettement bons. Mais j’ai aussi eu confirmation que cette bête de pêche était aussi un Grand Monsieur, qui ne se prend pas la tête, qui partage avec plaisir ses précieux conseils (j’en ai appris plus sur la pêche du brochet en une semaine avec lui à Holbina qu’en plusieurs années ici), et qui vit sa passion avec simplicité, émerveillement et aussi beaucoup d’humour. A titre d’exemple, durant nos deux derniers jours de pêche, c’est lui qui a pris les commandes du bateau et ce n’était pas un exercice facile. Du coup, il a forcément moins bien pêcher pendant ces deux jours, d’autant plus qu’il s’arrangeait toujours pour me mettre dans les meilleures conditions de pêche, en plaçant le bateau pour que je puisse bien pêcher en priorité. Il aurait pu aussi faire tout le contraire et empiler les brochets pendant que je me galérais à pêcher dans les herbiers… Mais c’est juste pas le style du bonhomme. J’ai hâte de pouvoir retourner à la pêche avec Gaël, où que ce soit, juste pour partager un bon moment avec un super mec!

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Gaël Even

Il y a eu aussi nos deux compères Daniel Nussbaum et Jean-Louis Dressel qui nous ont accompagné dans le Delta. Deux bons vivants, épicuriens, passionnés de photographie, qui sont repartis du Delta des souvenirs plein la tête et leurs Memory Card pleines d’images incroyables. J’ai beaucoup apprécié de pouvoir discuter avec eux, de les écouter parler de photos, et de leur parler de pêche. Des échanges comme je les aime avec des mecs d’enfer!

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Jean-Louis Dressel et Daniel Nussbaum

Ce voyage n’aurait aussi pas été le même sans l’accueil exceptionnel sur place de Sylvain Remetter qui a tout fait pour que notre séjour se déroule du mieux possible. Sylvain, c’est un vrai passionné, un amoureux du Delta. Je suis vraiment content d’avoir fait sa connaissance et j’espère le revoir très bientôt. Il en va de même pour Ernest Popovici, notre hôte, qui nous a accueilli de la meilleure des manières et qui a su partager avec nous sa passion et ses ambitions pour le site d’Holbina.

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Ernest Popovici et Sylvain Remetter

Et puis, il y a aussi tous ceux qui n’étaient pas avec nous pendant cette semaine mais à qui j’ai pensé : Mon père, lui qui m’a transmis la passion de la pêche, Eric et Cédric, qui connaissent déjà le Delta et avec qui j’aurais aimé partager ce moment, mon pote Clément, qui aurais adoré être avec nous et à qui nous avons souvent pensé avec Gaël au milieu des roselières immenses, et tant d’autres…

Enfin, comment ne pas parler de ma petite famille, ma femme Claire et mes deux enfants Sarah et Pierre. Ce n’est pas toujours facile de vivre avec quelqu’un qui a une passion dévorante comme moi. Partir pêcher à des milliers de kilomètres dans des sites exceptionnels comme le Delta du Danube, c’est vraiment extraordinaire. Mais rentrer chez soi, auprès de ceux qu’on aime, ça n’a pas de prix…

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@+ Arnaud

Les Brochets du Delta… Partie 3

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Avec la densité de brochets vraiment exceptionnelle présente sur le site d’Holbina,il y a peu de chance de passer totalement,t au travers de la pêche et la bredouille semble quasiment impossible! Cependant, il existe une nette différence entre prendre des brochets et prendre BEAUCOUP de brochets!

Classiquement, à l’époque où nous nous sommes rendus dans le Delta, les clients d’Holbina pêchent le matin dès le levé du jour jusqu’à midi, et reprennent la pêche vers 17h jusqu’au coup du soir. En effet, la mi-journée n’est pas le moment où les poissons semblent être les plus actifs. Mais avec Gaël, nous avons vraiment voulu optimiser notre séjour en pêchant tout au long de la journée (14h par jour!). Il a donc fallu s’adapter aux conditions du moment pour tirer notre épingle du jeu et attraper régulièrement des brochets tout au long de la journée.

Ce qui nous a rapidement frappé, c’est les changements radicaux du comportement des poissons tout au long de la journée. En clair, si nous nous étions limités à pratiquer toujours les mêmes techniques, nous aurions eu de gros moments de vides dans nos journées de pêche. Ce comportement très changeant des poissons était d’ailleurs très intéressant, car même si les brochets sont vraiment très nombreux, il ne suffit pas d’accrocher n’importe quoi au bout de la canne pour être sur de prendre un poisson tous les trois lancers. Une recherche technique était nécessaire, et il faut avouer qu’à ce jeux là, Gaël est vraiment une machine!

Nos journées de pêche commençaient à 5h du matin, au levé du jour. Pendant les 2-3 premières heures de pêche, la technique reine était vraiment la pêche au leurre de surface. Enchaîner les touches au stickbait dès l’aube, il faut avouer qu’il y a pire pour commencer une journée de pêche. C’est le genre de réveil que j’aimerai avoir tous les matins! En fonction des jours, les modèles les plus efficaces n’étaient pas forcément les mêmes, et la sonorité avait notamment l’air d’avoir une grande importance. Durant notre séjour, les Stickbaits qui ont eut le plus de succès ont été le Sammy de Lucky Craft, le Super Spook de Heddon,  le Chatter Beast de Illex et le Ghost Walker de Sébile.

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Dès que la luminosité commençait à augmenter, les touches au leurre de surface se faisaient plus rares, pour ne pas dire inexistantes. Les poissons avaient tendance à quitter la pleine eau pour rejoindre les roselières, et il fallait alors changer son approche pour obtenir des touches régulières. Dans ces conditions, l’emploi de leurres souples montés en texan était vraiment efficace et nous permettait d’aller chercher les brochets là où ils étaient. Compte-tenu de la cadence des touches, il fallait que nos leurres soient robustes et aussi avoir un peu de stock! La taille qui allait vraiment bien était les 4 – 5 pouces. Concernant les modèles que nous utilisions, les Stoop Shad et les Pulse Shad de Berkley et les Zander Pro Shad 14 cm et les Tiddler Fast de Fox Rage ont fait la différence. A noter aussi que je me suis aussi bien régaler en pêchant dans les roselières à la grenouille. En effet, les batraciens se comptent par millions à Holbina et font partie intégrante du régime alimentaire des brochets!

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Dans l’après-midi, lorsque la luminosité était à son maximum, la situation avait tendance à changer de nouveau. Généralement, le vent commençait à se lever, et là, c’était le moment pour faire de grandes dérives au spinerbait. Nous avons vraiment réussi à réaliser de belles séries grâce à cette technique. Niveau Spiner, il fallait choisir du solide aussi, car ils étaient vraiment très sollicités. Et même avec des modèles fiables, au bout de plusieurs dizaines de brochets, l’armature finissait par casser! Nous privilégions aussi les modèles assez lourds (21gr) qui nous permettaient de faire des récupérations très rapides.  Sinon, Gaël a eu aussi de très bon résultats à la cuillère ondulante (Onduspoon Sébile) et aussi à la cuillère tournante, un leurre à emporter à coup sûr à Holbina!

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Compte tenu de la végétation aquatique vraiment abondante à cette période de l’année, nous avons peu pêcher au leurre dur… Nous avons cependant eu de bons résultats au swimbait, et Gaël s’est essayé à plusieurs reprises avec des big baits peu plongeant histoire de voir si ça sélectionnait un peu la taille. Il capturera grâce à un gros jerk Abu Garcia le plus gros brochet de notre séjour. Cependant, les autres touches qu’il a enregistré avec ce type de leurre ne permettent pas de dire que la taille du leurre permettait de trier la taille des brochets. Un peu plus tard en saison, l’équipe du complexe Holbina faucarde régulièrement les plans d’eau et les canaux, ce qui doit permettre l’utilisation plus régulières de gros jerkbaits notamment. Aux dires de Sylvain, cette technique fonctionne vraiment bien. J’imagine aussi qu’elle doit permettre de bon résultats en automne ou en hiver, quand la végétation aquatique redescend un peu.

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Enfin, dès que la luminosité commençait à redescendre et que le coup du soir approchait, nous ressortions nos leurres de surface, pour notre plus grand plaisir! En plus des Stickbaits, nous avons aussi réussi à provoquer de belles attaques sur des Buzzbait et des Poppers!

Bref, vous l’aurez compris, nous avons explorer de nombreuses possibilités techniques tout au long de notre séjour, ce qui nous a permis de prendre des poissons quasi sans interruption tout au long de la journée. C’est un véritable bonheur de faire ce type d’ajustement techniques sur des eaux aussi poissonneuses, car les touches ne sont font pas attendre dès lors que vous avez  trouvé le bon truc. Si je devais retourner à Holbina, je pense que mes boites de leurres seraient un peu différentes, encore plus « optimisées » et pleines de friandises, dont certaines que les brochets d’Holbina n’ont sans doute encore jamais vu!

Sur ce, je vous donne rendez-vous prochainement pour la dernière partie de mon aventure dans le Delta du Danube.

@+ Arnaud

Plus d’infos :

Web : http://www.holbina.ro/ ou retrouver l’actualité du centre sur le page facebook : https://www.facebook.com/holbinatreibibani/timeline

Pour toute infos concernant Holbina trei Bibani (réservation, période de pêche, accueil…), vous pouvez contacter directement Sylvain Remetter :

Mail: sylvain_remetter@yahoo.fr
Tel : 0040 769 030 601

Les brochets du delta du Danube… Partie 2

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En préparant notre voyage à Holbina, nous nous étions un peu renseignés sur ce qui nous attendait en terme de pêche. A priori, les densités de brochets sont impressionnantes, et Philippe, qui est déjà venu sur le site, et Sylvain qui travaille sur place, nous ont prévenu qu’il n’est pas rare de prendre plusieurs dizaines de brochets par jour de pêche. Mais entre 2 ou 10 dizaines, la donne n’est pas tout à fait la même.

Pour notre premier jour de pêche, nous ne partons pas très tôt et nous commençons à pêcher vers 7h30 – 8h du matin. Avant nos premiers lancers, je regarde ma montre et annonce l’heure qu’il est à Gaël, histoire de voir au bout de combien de temps notre premier brochet roumain viendra nous rendre visite. Il n’a fallu que 4 lancers à Gaël pour que sont leurre de surface se fasse smasher, et qu’1 minute 30 pour prendre notre premier brochet en photo. Il n’est pas bien gros, mais il nous fait bien plaisir… A ce moment précis, je me dis que ce sera certainement le premier d’une série qui risque d’être longue!

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Mon impression se confirme et nous enchaînons les touches à un rythme fou. Notre guide fait évoluer notre embarcation à environ 20 m de la roselière dans différents plans d’eau, et tout au long de la journée, nous avons l’impression que les brochets sont vraiment serrés!!! Notre première journée s’achève sur un coup du soir encore bien productif et riche en attaques de surface… A notre retour, nous annonçons notre résultat à nos amis photographes qui nous attendent autour d’un verre de vin blanc roumain plutôt agréable. Nous avons attrapés 74 brochets. La taille moyenne est assez faible (60 cm) mais nous avons tout de même pris pas mal de poissons passant les 70 cm et 2 poissons de plus de 80 cm. Une entrée en matière plutôt cool quoi!

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Les jours suivants, nous continuons à enchaîner les brochets, et petit à petit, nous commençons à ajuster nos méthodes de pêche et à cibler nos techniques en fonction des heures. C’est de l’intensif, car nous pêchons 14 heures par jour! Nous aurons 2 journées incroyables (3ème et 4ème jour de pêche) à plus de 100 poissons (110 et 119!) et  les autres jours sont tout de même très productifs avec 83 poissons le deuxième jour,  et 84 et 76 poissons les deux derniers jours, sachant que nous n’avions plus de guide pour ces deux journées et que c’est Gaël qui s’est occupé de manœuvrer notre bateau. Au total, c’est donc 546 poissons qui sont venus nous rendre visite au bateau! Un chiffre qui restera gravé dans ma mémoire, et qui dépasse de loin toutes mes espérances!

Dès le premier jour de pêche, plusieurs choses nous ont frappé. Tout d’abord, la densité exceptionnelle en brochets bien entendu! Le nombre de touches est tout simplement hallucinant, car il faut prendre en compte que les ratés sont tout de même assez nombreux (plus pour moi que pour Gaël!!!)! Ensuite, ces poissons sont d’une beauté incroyable. Le contraste des couleurs de leur robe est très marqué et ça fait vraiment plaisir de toucher des poissons aussi beaux.

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La taille moyenne est assez faible (environ 60 cm), mais les poissons qui dépassent les 70 cm ont une morphologie incroyable, et un poisson de 85 cm pèse allègrement 6 ou 7 kg. La taille de leur gueule est aussi impressionnante, ce qui nous a d’ailleurs procuré pas mal d’émotions lors de certaines attaques au bateau!

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Enfin, ces poissons se battent vraiment comme des diables, et les combats avec des poissons de 80 ou 90 sont vraiment impressionnants! Le matériel est franchement mis à rude épreuve, et franchement, se faire dérouiller comme ça, c’est vraiment bon!

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Des brochets jamais fatigués!

Un de mes plus beaux souvenirs du séjour, c’est un doublé que nous avons fait dans un petit renfoncement dans la roselière où la végétation aquatique était très dense. Nous pêchions chacun d’un coté du bateau, et j’entend Gaël me dire qu’il est pendu avec un gros poisson. J’ai à peine le temps de tourner la tête que j’entend le frein du moulinet hurler à la mort et j’aperçois du coin de l’œil un superbe poisson enchaîner les chandelles sur plusieurs mètres. A ce moment précis, je prends une cartouche abominable sur mon leurre : Ferrage, c’est gros aussi, et je prends un rush de malade! S’en suivra un moment un peu hors du temps où nous sommes tous les deux attelés à des trains qui défendent leur peau comme jamais! Les deux brochets font 90cm, et nous, on a vécu un moment de pêche vraiment intense. Bref, on est heureux quoi!

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Dans la prochaine partie, j’aborderai un peu plus en détail les techniques que nous avons employées lors de ce voyage.

@+ Arnaud

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Les brochets du delta du Danube… Partie 1

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En mai dernier, j’ai eu la chance de partir pour un voyage dans le Delta du Danube en compagnie de Gaël Even avec qui nous avons passé six jours de pêche pour le moins intensifs, et de Philippe Lagabbe, Daniel Nussbaum et Jean-Louis Dressel, tous trois photographes partis en quête des merveilles colorées du Delta. C’est au complexe d’Holbina Trei Bibani que nous avons été reçu pendant une semaine qui restera à jamais pour moi gravée dans ma mémoire de pêcheur comme une aventure extraordinaire. Je vous propose donc une série de quatre articles, dont celui-ci est le premier, qui retraceront notre périple roumain et je l’espère, vous feront l’espace de quelques minutes vous évader au pays des brochets, des roselières immenses, des pélicans et du pygargue à queue blanche…

Le Delta du Danube et le site d’Holbina

Aller pêcher dans le Delta du Danube, ça se mérite. En effet, le voyage pour se rendre sur le site d’Holbina n’est pas de tout repos, et les longues heures de transport en avion, en bus puis en bateau, vous donne déjà l’impression d’aller pêcher au bout du monde… Une fois arrivé en avion à Bucarest, la capitale roumaine, il faut en effet encore 4 à 5 heures de route pour atteindre le Delta et le petit port de qui vous permettra de rallier le site d’Holbina Trei Bibani. Le transport en bus est assuré par l’équipe d’Holbina qui nous a pris en charge dès notre sortie de l’avion.

Pendant ces 5 heures de bus, nous avons découvert un paysage un peu surréaliste, avec une plaine agricole qui s’étend à perte de vue avec des champs de céréales aux dimensions folles (plusieurs centaines d’hectares!).Cette monotonie est un peu déroutante, et on se demande vraiment, au bout de 3 ou 4 heures, ou est-ce qu’on va bien pouvoir pêcher. Une petite pause dans un petit snack en bord de route nous permet de reprendre quelques force en goûtant à la bière locale.

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Arrivé à proximité de Tulcea, le bus traverse l’immense Fleuve Danube, et là, tout change. On rentre dans le delta, les pièces d’eau commencent à se multiplier, les roselières monopolisent de plus en plus le paysage, bref, ça commence à sentir la pêche sérieusement, et la pression commence à monter!

Une fois arrivé au village de Dunavatu De Jos, un autre membre de l’équipe d’Holbina nous accueille avec un petit verre d’alcool local en guise de pot de bienvenue. Cul sec obligatoire, ça réveille et ça fait du bien!

Nous touchons presque au but, mais il faut encore prendre un bateau pendant environ 35 minutes pour atteindre le site d’Holbina. Sur l’eau, nous commençons à toucher du doigt ce qu’est vraiment le Delta du Danube, et à quoi va ressembler le site sur lequel nous allons pêcher pendant 6 jours! Nous empruntons de multiples canaux, c’est un véritable labyrinthe aquatique!

Le Delta du Danube est le deuxième plus grand delta européen après celui de la Volga. Il s’étend sur une superficie de près de 350 000 ha et est classé Réserve de Biosphère par l’UNESCO depuis 1991. C’est un endroit vraiment unique, un endroit qui rend modeste et humble face à la grandeur et à la beauté de la nature qui est reine et qui rythme la vie du Delta.

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Guêpier – photo Daniel Nussbaum

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Pélicans – Photo Daniel Nussbaum

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Le Pygargue à queue blanche, roi du Delta – Photo Daniel Nussbaum

Le site d’Holbina Trei Bibani propose des prestations de très haute qualité pour les pêcheurs qui viennent y passer quelques jours. Les chambres sont confortables et spacieuses, le cadre est très agréable et l’intendance est parfaitement gérée. En gros, une fois arrivé sur le site, notre seule préoccupation n’a été que de pêcher! A ce propos, les équipements sont eux aussi à la hauteur  car le complexe dispose de 18 bateaux pour la pêche, très spacieux (6,50 de longueur!!!) qui permettent de pêcher dans de bonnes conditions. Les pêcheurs sont systématiquement accompagné par un guide qui pilotera le bateau tout au long de la journée, et au besoin décrochera les brochets capturés.

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Le site d’Holbina Trei Bibani

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Les bateaux de pêche

Après une bonne nuit de sommeil, nous découvrons enfin le site sur lequel nous allons pêcher pendant 6 jours. D’une superficie de 1260 ha, le site de pêche est constitué d’une multitude de canaux qui mènent dans une trentaine de plans d’eau à la taille et à la morphologie très variées. La roselière est omniprésente est forme un dédale impressionnant. Il y a franchement de quoi se perdre, et la présence du guide sur le bateau est un plus indéniable. Ce qui est assez surprenant, c’est que bien que proches les uns des autres, les plans d’eau sont différents, que ce soit au niveau de leur profondeur moyenne, de la végétation aquatique qui les compose ou encore leur prise au vent. Ainsi, pendant 6 jours, nous n’avons à aucun moment ressenti de monotonie, et chaque jour nous découvrions de nouveaux sites, plus prometteurs les uns que les autres.

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Enfin, pour conclure sur ce chapitre, ce qui frappe vraiment lorsque l’on pêche sur le site d’Holbina, c’est la richesse infinie du milieu. la végétation aquatique est exubérante et d’une diversité incroyable. Sous l’eau, ça grouille littéralement de vie, la quantité de poissons poissons blancs est impressionnante, et puis il y a les carpes, les amours blancs, et bien entendu, les brochets… mais ça, nous y reviendrons très vite dans le prochain épisode!

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@+ Arnaud

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